[Aller au menu]

Communiqués concernant la grève des laboratoires

COMMUNIQUÉ DU 10/01/2023 - REPRISE D'ACTIVITE

Les biologistes médicaux suspendent temporairement leur grève de janvier 2023 dans l’attente d’une nouvelle proposition des autorités.

pour signer la petition

pour lire les communiques officiels de l'alliance de biologie medicale

 


 

COMMUNIQUÉ DU 06/01/2023 - FERMETURE DES LABORATOIRES DU 9 AU 15 JANVIER 2023

pour signer la petition   En raison d’un mouvement de mobilisation de l’ensemble du secteur de la biologie médicale contre le projet de loi du gouvernement, et parce que nous n’obtenons pas de réponse à nos nombreuses propositions de compromis, nous vous informons que l’activité de nos laboratoires sera totalement suspendue pendant une semaine, du lundi 9 au dimanche 15 janvier. En cas d’urgence, nous vous invitons à vous diriger vers l’établissement de santé le plus proche.

Nous avons toujours déclaré vouloir contribuer à l’effort collectif pour redresser nos finances publiques et avons proposé de participer à cet « effort de guerre » du Covid à hauteur de 250 millions d’euros en 2023.

Face à l’inflexibilité des pouvoirs publics, nous avons proposé une participation supplémentaire, qui mettrait nos laboratoires à très lourde contribution.  Au total nous étions prêts à fournir un  effort de 680 millions d'euros  et correspondant à 80% des bénéfices totaux liés à l'activité COVID depuis 2020.

Et une fois de plus la CNAM a répondu par un courrier volontairement imprécis sur l’évolution de nos financements. Or, en vertu de l’article 51 de la LFSS 2023, le ministre de la Santé aura tout pouvoir pour imposer à la biologie médicale les économies drastiques d’ 1,3 milliards d’euros pour les années 2023 à 2026 si nous ne parvenons pas à établir un accord avec la CNAM avant le 1er février.

Un tel projet se traduira par des fermetures de laboratoires, des suppressions de postes, une baisse des investissements dans l’innovation (indispensables en cas de pandémie notamment…) et un accès aux soins limité.

Après les déserts médicaux, le gouvernement prend le risque de créer des déserts de labos !

Nous souhaitons continuer notre mission au service des Français, conserver un service de proximité et un parcours de soin de qualité sur tout le territoire. C’est avant tout pour protéger l’avenir de notre système de santé, pour vous protéger, que nous engageons ce mouvement de grève.

Ce choix représente un effort pour tous. Malgré tout, il est indispensable que nous l’engagions, et nous nous excusons pour ces nouvelles fermetures.

Vous pouvez soutenir notre mouvement : pour signer la petition

Nous vous remercions pour votre compréhension.

*** Les bilans des patients hospitalisés en clinique, de chimiothérapie, d'hémodialyse, d'A.M.P., pré-opératoires et urgences motivées  par un professionnel de santé seront pris en charge ***

 


COMMUNIQUÉ DU 02/01/2023 - COUPURE DE LA TRANSMISSION AU SIDEP DU 3 AU 8 JANVIER 2023

POUR NOUS, LES DÉSERTS DE LABOS, C’EST NON !

En raison d’un mouvement de contestation contre le plan d’économies injustifié de plus d’un milliard d’euros que nous impose le gouvernement au risque de tuer la biologie médicale de proximité, l’ensemble des laboratoires de biologie médicale de France cesseront d’alimenter la plateforme SIDEP des données de dépistage issues des tests PCR et sérologiques qu’ils réaliseront pendant cette période du 3 au 8 janvier 2023.

Vous pouvez soutenir notre mouvement : pour signer la petition

Nous vous remercions pour votre compréhension.

 


COMMUNIQUÉ DU 02/12/2022 - ALLIANCE DE LA BIOLOGIE MÉDICALE (ABM)

pour signer la petition

Grève des biologistes médicaux : « Nous ne laisserons pas le gouvernement menacer 10 000 emplois dans nos laboratoires »

  • Au 2e jour de leur grève commune avec les autres professionnels de santé, les biologistes médicaux réitèrent leur appel au dialogue avec le gouvernement.

  • À midi, le taux de suivi de cette grève est de 95 % des laboratoires.

  • Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue en marge des Journées de l’Innovation en Biologie (au Palais des Congrès de Paris), les syndicats de la profession ont annoncé au moins 10 000 emplois menacés par le projet de rabot gouvernemental.

  • Ils ont également rappelé le dernier compromis qu’ils ont transmis à la CNAM – une proposition d’économies pour 685 millions d’euros sur quatre ans – pour lequel ils n’ont reçu aucune réponse écrite et chiffrée à ce jour.

  • Constatant l’inflexibilité des autorités, les biologistes ont dit être « prêts au bras de fer » et annoncent déjà une prochaine action pour la semaine prochaine si aucune réponse ne leur est apportée : la suspension de la transmission des données de biologie médicale sur le Dossier Médical Partagé.

Comme annoncé le 24 novembre, les biologistes médicaux se sont mis en grève à l’appel de leurs syndicats, et aux côtés des autres professions de santé mobilisées, pour protester contre les attaques du gouvernement sur la médecine libérale.

La participation à cette grève s’élève à 95% des laboratoires sur l’ensemble du territoire. Pour rappel, 95 % des laboratoires avaient débrayé entre le 14 et le 16 novembre pour faire entendre leurs revendications.

Lors d’une conférence de presse qui s’est tenue en marge des Journées de l’Innovation en Biologie (au Palais des Congrès de Paris), les syndicats de la profession ont annoncé qu’au moins 10 000 emplois et 400 laboratoires sont menacés par le projet de rabot gouvernemental, ce qui aura pour conséquence d’accroître encore le nombre de déserts médicaux.

Pour rappel, le gouvernement prévoit une ponction d’1,3 milliards d’euros sur 4 ans, insoutenable pour la profession. La biologie médicale est donc sommée de payer pour une politique du quoiqu’il en coûte sur laquelle elle avait sonné l’alerte dès l’automne 2020, et alors même que le bénéfice généré par la crise est sans commune mesure avec les chiffres répandus dans la presse par les autorités.

Depuis plusieurs semaines, les biologistes médicaux s’échinent à rappeler un fait têtu : ils sont favorables à une maîtrise des dépenses de santé, comme ils l’ont toujours été. Les trois protocoles qu’ils ont signés avec la CNAM depuis 2013, ont permis de réaliser 5,2 milliards d’euros d’économies au bénéfice de l’Assurance maladie, et donc du contribuable.

En responsabilité et pour débloquer la situation, les biologistes ont décidé de soumettre, la semaine dernière, une nouvelle proposition aux autorités qui répondaient à toutes leurs demandes. Celle-ci s’éleve à 685 millions d’euros sur quatre ans (plus de 80% des bénéfices liés à l’activité COVID depuis 2020).

C’est devant le refus obstiné des autorités à fournir une réponse écrite et chiffrée à cette proposition que les biologistes ont décidé de repartir en grève.

Celle-ci sera suivie par d’autres actions, à l’initiative des syndicats, si aucune avancée n’est constatée dans les prochains jours. Une suspension de l’alimentation du Dossier Médical Partagé pourrait intervenir dès la semaine prochaine, ce qui, alors que les données de biologie médicale représentent 40% du total des données remontées sur le DMP, devrait donner aux autorités un avant-goût de la biologie qu’ils préparent pour demain.

François Blanchecotte, président du SDBio, a déclaré : « La raison pour laquelle nous sommes de nouveau en grève est simple : nous avons fait tous les efforts possibles et imaginables depuis deux semaines, mais le gouvernement reste droit dans ses bottes jusqu’à l’absurde !  Alors qu’il aurait largement eu l’occasion de revenir sur sa position dans le PLFSS, il ne l’a pas fait. Dont acte. Maintenant, nous n’avons plus d’autres choix que de le mettre face à ses propres décisions en lui montrant concrètement ce qu’est une biologie médicale au rabais. Nous sommes préparés à une mobilisation longue pour protéger notre métier et la santé des Français.».

« Tous les réseaux de laboratoires sont unis derrières nos syndicats avertit Alain Le Meur, porte-parole de l’ABM, nous suivrons toutes les actions qu’ils décideront pour défendre notre profession et la santé des Français face aux projets compatibles et déconnectés des autorités ! »

Contact presse

 presseabm@havas.com – 06 73 06 65 43 (Renan Quiniou)

L’Alliance de la Biologie Médicale (ABM) fédère l’ensemble des acteurs de la biologie médicale française, représentants syndicaux (Biomed, SDB, SLBC, SNMB) comme réseaux de laboratoires (Biogroup, Cerba HealthCare, Eurofins, Inovie, LBI, Synlab, Unilabs). Parce qu’ils interviennent dans 70 % des diagnostics et décisions médicales, parce qu’ils sont au cœur des politiques de prévention et parce qu’ils sont en première ligne de la gestion des épidémies, les acteurs de la biologie médicale jouent un rôle pivot au service de la santé publique. Chaque jour, les biologistes médicaux agissent au service d’un demi-million de patients, au sein de 4 200 laboratoires de proximité implantés dans tous les territoires. Pionniers d'une révolution scientifique, industrielle et de santé publique, les membres de l’ABM ont pour priorité de maintenir une biologie de proximité qui allie qualité, performance et innovation, au bénéfice de tous les citoyens.

 


 

COMMUNIQUÉ DU 24/11/2022 - NOUVELLE GREVE DU 1er AU 3 DECEMBRE 2022 INCLUS - ALLIANCE DE LA BIOLOGIE MÉDICALE (ABM)

En l’absence de réponse claire et écrite de l’Assurance Maladie, les syndicats de biologie médicale appellent l’ensemble du secteur à rejoindre la grève des professionnels de santé du 1er décembre !

  •  Ce mardi, au nom de l’ABM, les syndicats de biologie médicale ont réitéré, par courrier, leur proposition de participer à l’effort de guerre pour la période Covid et leur souhait de négocier un accord triennal pour 2024-2026.
  • Dans ce compromis proposé à Thomas Fatôme, en plus de la contribution exceptionnelle de 250 millions d’euros qu’ils lui ont soumise pour 2023, les syndicats proposent une contribution de 145 millions d’euros en 2024, 2025 et 2026, soit une économie totale de 685 millions d’euros jusqu’en 2026.
  • Sauf que l’Assurance Maladie, en leur répondant par une énième proposition de réunion de travail, joue la montre plutôt que de répondre précisément et chiffres à l’appui à la proposition des syndicats. En conséquence, et comme précisé dans le courrier qu’ils lui ont adressé, les syndicats de biologie médicale appellent à rejoindre le mouvement des professionnels de santé et se mettront en grève reconductible dès le 1er décembre. En proposant une économie de 685 millions d’euros jusqu’en 2026, les quatre organisations syndicales de la biologie médicale ont joué cartes sur table alertant ainsi l’Assurance Maladie sur la mise en péril de la profession en cas de coup de rabot supérieur à leur proposition.
  • Cette somme, équivalente à 80% des bénéfices COVID réalisés depuis 2020 et répondant aux injonctions de l’Assurance Maladie et du gouvernement, n’a suscité qu’une réponse prudente et politiquement correcte de son Directeur général, Thomas Fatôme. Seule proposition de son courrier de réponse : une énième réunion de travail. Or les syndicats ont été très clairs sur leurs attentes à savoir un retour écrit et chiffré de la CNAM sur la base de leur proposition. Alors que l’ensemble de la profession exprime ses inquiétudes pour la pérennité du maillage territorial, des emplois, de la qualité des soins, les pouvoirs publics continuent de chercher à gagner du temps, quitte à jouer avec la santé des Français.
  • Au nom de l’avenir de la biologie médicale et de la santé des Français, les syndicats appellent les biologistes à rejoindre le mouvement de grève des professionnels de santé dès le 1er décembre. Alain Le Meur, porte-parole de l’ABM annonce : « Sans retour écrit, précis et argumenté de l’Assurance Maladie, l’ensemble de la profession continuera de mener des actions sur le terrain. Nous ne nous laisserons plus avoir par des promesses en l’air ».

Contact presse presseabm@havas.com – 06 73 06 65 43 (Renan Quiniou). L’Alliance de la Biologie Médicale (ABM) fédère l’ensemble des acteurs de la biologie médicale française, représentants syndicaux (Biomed, SDB, SLBC, SNMB) comme réseaux de laboratoires (Biogroup, Cerba HealthCare, Eurofins, Inovie, LBI, Synlab, Unilabs). Parce qu’ils interviennent dans 70 % des diagnostics et décisions médicales, parce qu’ils sont au cœur des politiques de prévention et parce qu’ils sont en première ligne de la gestion des épidémies, les acteurs de la biologie médicale jouent un rôle pivot au service de la santé publique. Chaque jour, les biologistes médicaux agissent au service d’un demi-million de patients, au sein de 4 200 laboratoires de proximité implantés dans tous les territoires. Pionniers d'une révolution scientifique, industrielle et de santé publique, les membres de l’ABM ont pour priorité de maintenir une biologie de proximité qui allie qualité, performance et innovation, au bénéfice de tous les citoyens.

 


 

COMMUNIQUÉ DU 17/11/2022 - REPRISE D'ACTIVITE - ALLIANCE DE LA BIOLOGIE MÉDICALE (ABM)

Les biologistes médicaux suspendent temporairement leur grève dans l’attente d’une nouvelle proposition des autorités.

  • Les biologistes médicaux annoncent la suspension temporaire de leur grève et la reprise de leurs activités le jeudi 17 novembre.
  • Ils se réjouissent de la décision de Thomas Fatôme, annoncée par un courrier aux laboratoires, de ne pas appliquer de baisses répétées de la valeur des actes, contrairement à ce qu’il avait annoncé le 7 novembre.
  • En conséquence, ils demandent une réunion de travail d’urgence avant la fin du vote du PLFSS 2023 avec MM. Gabriel Attal, François Braun et Thomas Fatôme, et reprendront la grève s’ils n’obtiennent pas de réponse.

En grève depuis lundi 14 novembre, nous, biologistes médicaux, annonçons la suspension temporaire du mouvement et la reprise de nos activités ce jeudi 17 novembre.

Cette décision a été prise à la suite de la réception d’un courrier de Thomas Fatôme, adressé aux laboratoires de biologie médicale. Dans ce courrier, le directeur général de l’Assurance maladie propose des économies de 250 millions d’euros dans le PLFSS 2023 mais exclut toute volonté de sa part de les pérenniser en 2024, 2025 et 2026.

C’est la première fois et contrairement à ce qu’il avait avait explicitement affiché dans un document de travail lors de notre dernier rendez-vous du 7 novembre avec la CNAM, qu’il nous indique ne pas avoir l’intention de procéder à des baisses pérennes de la valeur de nos actes.

Nous nous réjouissons de cette nouvelle position qui réouvre la porte aux discussions que nous demandons depuis plusieurs semaines au gouvernement et à la CNAM.Nous avons toujours été prêts à participer à « l’effort de guerre » à la condition que celui-ci ne menace pas la biologie médicale et la santé des Français. Maintenir cet équilibre est le fil rouge de notre action.

Pour rappel, notre position est simple :

  • OUI à une contribution exceptionnelle à hauteur de 250 millions d’euros en 2023 pour répondre à la forte hausse du volume d’actes réalisés du fait du Covid.
  • NON à une baisse pérenne de 250 millions d’euros sur le remboursement des actes courants qui revient à ponctionner 1 milliard d’euros minimum sur la biologie de proximité jusqu’en 2026.

Nous rappelons par ailleurs que cette proposition est conditionnée à la négociation d’un nouvel accord triennal pour les années 2024-2026 qui permette de maintenir une biologie performante au service des patients.

Si nous prenons acte des propos de Thomas Fatôme, nous le prenons aussi au mot, nous inscrivant dans sa volonté de « reprendre au plus vite les discussions pour permettre de relancer le dialogue conventionnel et définir un cadre ambitieux pour la biologie médicale pour les prochaines années ».

Nous demandons donc une réunion de travail d’urgence avant la fin du vote du PLFSS 2023 avec les ministres Monsieur Attal, Monsieur Braun et en présence de Monsieur Fatôme, pour qu’enfin le sujet de l’article 27 du PLFSS 2023 soit clos que nous puissions reprendre sereinement nos négociations dans le cadre du protocole triennal avec l’Assurance Maladie.

Si cette réunion n’a pas lieu dans les prochains jours, notre mouvement de grève sera reconduit pour une durée indéterminée.

Contact presse

 presseabm@havas.com – 06 73 06 65 43 (Renan Quiniou)

L’Alliance de la Biologie Médicale (ABM) fédère l’ensemble des acteurs de la biologie médicale française, représentants syndicaux (Biomed, SDB, SLBC, SNMB) comme réseaux de laboratoires (Biogroup, Cerba HealthCare, Eurofins, Inovie, LBI, Synlab, Unilabs). Parce qu’ils interviennent dans 70 % des diagnostics et décisions médicales, parce qu’ils sont au cœur des politiques de prévention et parce qu’ils sont en première ligne de la gestion des épidémies, les acteurs de la biologie médicale jouent un rôle pivot au service de la santé publique. Chaque jour, les biologistes médicaux agissent au service d’un demi-million de patients, au sein de 4 200 laboratoires de proximité implantés dans tous les territoires. Pionniers d'une révolution scientifique, industrielle et de santé publique, les membres de l’ABM ont pour priorité de maintenir une biologie de proximité qui allie qualité, performance et innovation, au bénéfice de tous les citoyens.

pour signer la petition

 


 

GREVE DES LABORATOIRES DU LUNDI 14 AU MERCREDI 16 NOVEMBRE INCLUS :

Tous les professionnels de santé et établissements de soins ont été avertis.

  • En cas de suivi de chimiothérapie, d’hémodialyse, d’urgence vitale, nous vous conseillons de contacter une infirmière libérale pour votre prélèvement : il sera pris en charge dans nos laboratoires.
  • En cas de bilan préopératoire en vue d’une intervention, nous vous invitons à contacter votre établissement pour la conduite à tenir.
  • Si des examens urgents doivent être réalisés pendant la période de fermeture et ne peuvent êtres pris en charge par vos infirmier(e)s, veuillez vous rendre aux urgences de la clinique ou hôpital le plus proche.

 

Communiqué du 08/11/2022

Il est désormais clair que le gouvernement a donné à Monsieur Fatôme un mandat pour asphyxier la biologie médicale  : nous lui envoyons donc notre mandat de grève  !

pour signer la petition

Dès la publication du rapport charges et produits de la CNAM en juillet 2022, les laboratoires de biologie médicale ont dit partager l’objectif du gouvernement de mieux maitriser les dépenses de santé et ont affirmé leur volonté de participer à l’effort exceptionnel sur les dépenses COVID sans remettre en question le montant de l’enveloppe de 250 millions d’euros proposé à l’article 27 du PLFSS. Mais, à la condition que cet effort porte uniquement sur les actes COVID et sur la seule année 2023.

Après plusieurs rendez-vous infructueux, la profession avait averti la CNAM de la nécessité d’aboutir à des engagements concrets ce lundi 7 novembre 2022. Alors que les laboratoires de biologie médicale étaient venus devant la CNAM avec un mandat clair de négociation et une volonté de discussion sur leur contribution à la maîtrise des dépenses Covid, les 4 syndicats, membres de l’Alliance de la Biologie Médicale se sont heurtés à un mur. L’Assurance Maladie a prouvé une fois de plus son incapacité à dialoguer.

Quand on décide des politiques publiques, on ne tire pas sur ceux qu’on envoie au front en première ligne.

Depuis 2020, les laboratoires de biologie médicale sont mobilisés dans la lutte contre la Covid, à la demande expresse des autorités. Aujourd’hui encore, les laboratoires de biologie médicale continuent de tester massivement les Français. Parce que c’est la stratégie qui a été décidée et que, en professionnels de santé responsables et soucieux de la santé des Français, ils appliquent la politique de santé que les pouvoirs publics conçoivent. Malgré cela, il semblerait que nous ne méritions pas l’écoute des autorités jusqu’à la prochaine pandémie.

Ce soir Thomas Fatôme a d’emblée fermé la porte à toute négociation et est même revenu sur des engagements qu’il avait pris publiquement la semaine dernière.

Contrairement à ce qu’il avait affirmé au Parisien, le rabot qu’il entend imposer à notre profession portera effectivement sur 2023, 2024, 2025 et 2026. On nous mène donc bien en bateau depuis des semaines. Pire, M. Fatôme est revenu avec une nouvelle proposition de rabot plus salée encore que celle envisagée initialement : A chaque rendez-vous, la facture s’alourdit de plusieurs dizaines de millions d’euros ! De 180 millions d’euros d’économies initialement prévues sur une année, la CNAM a maintenant grossi sa facture à 1,276 milliards d’euros d’économies sur la biologie médicale.

Dans le détail, la proposition initiale de la CNAM dans son rapport Charges et Produits de juillet était de 180 millions d’euros sur l’année 2023. Nous avons ensuite appris que le couperet passait à 250 millions d’euros en lisant le PLFSS. Et après des semaines à alerter le gouvernement et la CNAM sur les risques d’un tel projet, voilà que l’addition s’envole désormais à 280 millions d’euros sur 2023, 332 millions sur 2024, 332 millions sur 2025 et 332 millions sur 2026 ! C’est donc - au bas mot puisque les hypothèses de travail de la CNAM reposent sur des anticipations de dépistage Covid fantaisistes pour l’année prochaine et COMMUNIQUÉ DU 08/11/2022 négligent sciemment l’inflation – 1,276 milliards d’euros qui seront ponctionnés sur la biologie de proximité d’ici à 2026 ! 

Ce n’est rien de moins qu’un projet d’asphyxie programmée de la biologie médicale que prévoit la CNAM. Quand nous appelons à traiter un problème de santé publique comme tel, les pouvoirs publics s’entêtent à agir en comptables et prennent sciemment le risque qu’aux déserts médicaux s’ajoutent demain les déserts des labos !  Ces décisions auront des conséquences néfastes à la fois sur la santé des Français et sur l’emploi local. De fait, cette politique de rabot aveugle provoquera la fermeture de laboratoires de proximité, particulièrement dans les zones rurales et les déserts médicaux, et augmentera les inégalités d’accès à la santé de nombreux patients qui perdront la possibilité d’avoir accès à des examens biologiques près de chez eux.

Parce que notre profession est en danger et que les pouvoirs publics se refusent à nous entendre, nous syndicats de la biologie médicale avons décidé d’officialiser l’entrée en grève reconductible de tous les laboratoires de biologie médicale à compter du lundi 14 novembre 2022.

Nous serons suivis par l’ensemble des réseaux de laboratoires de l’Alliance de la Biologie Médicale.  Face à la folie austéritaire de la CNAM, nous en appelons désormais au politique. Messieurs les ministres Attal et Braun, souhaitez-vous vraiment prendre le risque d’une mobilisation générale des libéraux de santé alors que notre système de santé est encore si fragile ?

Contact presse presseabm@havas.com – 06 73 06 65 43 (Renan Quiniou) L’Alliance de la Biologie Médicale (ABM) fédère l’ensemble des acteurs de la biologie médicale française, représentants syndicaux (Biomed, SDB, SLBC, SNMB) comme réseaux de laboratoires (Biogroup, Cerba HealthCare, Eurofins, Inovie, LBI, Synlab, Unilabs). Parce qu’ils interviennent dans 70 % des diagnostics et décisions médicales, parce qu’ils sont au cœur des politiques de prévention et parce qu’ils sont en première ligne de la gestion des épidémies, les acteurs de la biologie médicale jouent un rôle pivot au service de la santé publique. Chaque jour, les biologistes médicaux agissent au service d’un demi-million de patients, au sein de 4 200 laboratoires de proximité implantés dans tous les territoires. Pionniers d'une révolution scientifique, industrielle et de santé publique, les membres de l’ABM ont pour priorité de maintenir une biologie de proximité qui allie qualité, performance et innovation, au bénéfice de tous les citoyens.

pour signer la petition


 


Communiqué du 26/10/2022

Après plusieurs avertissements et à défaut de dialogue avec le gouvernement sur le coup de rabot imposé à la profession, les acteurs de la biologie médicale suspendent la transmission des données SIDEP pour les tests COVID.

  • Devant la surdité des pouvoirs publics sur les risques qu’un rabot de 250 millions d’euros chaque année jusqu’en 2026 ferait peser sur les laboratoires de biologie médicale, l’Alliance de la Biologie Médicale a décidé de suspendre, à compter du 27 octobre et jusqu’à nouvel ordre, la transmission des données de dépistage de la Covid 19 sur la plateforme SIDEP (système d’information de dépistage du Covid-19).
  • Cette décision a un coût financier non-négligeable pour les biologistes médicaux – les tests n’étant pas remboursés par la CNAM aux laboratoires en l’absence de transmission de données sur la plateforme SIDEP - mais permettra de mettre en lumière le caractère fondamentalement hypocrite du projet gouvernemental : vouloir une biologie médicale au rabais a des conséquences sur l’efficacité du système de santé.

La semaine passée, et suite à leurs sollicitations, les représentants de l’Alliance de la Biologie Médicale ont été reçus par les cabinets de MM. les ministres Attal, Braun, de Mme la ministre Firmin Le Bodo, ainsi que par les conseillers en charge des sujets de santé à l’Élysée et à Matignon.
À cette occasion, ils ont pu détailler les risques majeurs qu’une nouvelle baisse structurelle du budget des actes de biologie du quotidien ferait peser sur la profession – en termes de maillage territorial, d’emploi, de capacité d’investissements, etc. – et rappeler leur proposition alternative : oui à une contribution exceptionnelle centrée sur leur suractivité exceptionnelle due au Covid ; non à un rabot aveugle sur les dépenses de biologie courante. Il serait impensable de clouer au pilori, en lui imposant 20% du total des économies demandées, une profession exemplaire qui a permis à la Sécurité sociale d’économiser 5,2 milliards d’euros ces 9 dernières années et représente à peine 2 % du total des dépenses de santé.

Malgré ces alertes au plus haut niveau, leur proposition reste aujourd’hui lettre morte : dans le texte du PLFSS qui sera débattu au Parlement suite au déclenchement de l’article 49 al. 3, l’article 27 figure toujours dans sa rédaction initiale - prévoyant d’imposer une baisse de 250 millions d’euros par an jusqu’en 2026 sur les dépenses de biologie courante. Le gouvernement a même décidé de retenir l’amendement déposé par Mme Rist qui nous impose de maintenir notre maillage territorial alors même que nous ne serons pas en mesure de le faire si nos moyens diminuent si drastiquement.

Face à ce refus manifeste des pouvoirs publics d’entendre leurs préoccupations, les membres de l’Alliance de la Biologie Médicale ont décidé de prendre des mesures fortes pour démontrer aux pouvoirs publics la dangerosité d’un tel projet. À compter de demain 27/10/2022, l’ensemble des laboratoires de biologie médicale de France cesseront d’alimenter la plateforme SIDEP des données de dépistage issues des tests PCR, antigéniques et sérologiques qu’ils réaliseront.

Autrement dit : nous poursuivons notre mission de santé publique, sans pénaliser les patients et à titre gracieux (puisque la suspension de la transmission des données emporte la suspension du remboursement de nos actes), sans plus assurer notre rôle majeur dans le suivi de l’épidémie D’autant plus quand on sait que le SIDEP, devenu si central dans la lutte contre le Covid-191, n’aurait jamais pu être mis en place si les laboratoires n’avaient pas mis des moyens humains et financiers pour aider les autorités à le concevoir au plus fort de la crise.

Alain Le Meur, porte-parole de l’Alliance de la Biologie Médicale, précise : « Il est temps que les
pouvoirs publics entendent notre détermination : face à un projet de rabot dévastateur pour la profession,
la qualité du service rendu aux patients et le maintien d’un accès aux soins le plus large possible, nous ne
lâcherons rien. Après notre retrait des travaux du Ségur Numérique, l’arrêt de SIDEP constitue un second
signal d’alerte clair que nous envoyons au gouvernement. D’urgence, réouvrez le dialogue ! »
Contact presse : presseabm@havas.com – 06 73 06 65 43 (Renan Quiniou)

L’Alliance de la Biologie Médicale (ABM) fédère l’ensemble des acteurs de la biologie médicale française, représentants syndicaux (Biomed, SDB, SLBC, SNMB) comme réseaux de laboratoires (Biogroup, Cerba HealthCare, Eurofins, Inovie, LBI, Synlab, Unilabs). Parce qu’ils interviennent dans 70 % des diagnostics et décisions médicales, parce qu’ils sont au coeur des politiques de prévention et parce qu’ils sont en première ligne de la gestion des épidémies, les acteurs de la biologie médicale jouent un rôle pivot au service de la santé publique. Chaque jour, les biologistes médicaux agissent au service d’un demi-million de patients, au sein de 4 200 laboratoires de proximité implantés dans tous les territoires. Pionniers d'une révolution scientifique, industrielle et de santé publique, les membres de l’ABM ont pour priorité de maintenir une biologie de proximité qui allie qualité, performance et innovation, au bénéfice de tous les citoyens.

pour signer la petition

Concrètement, il n’y a pas d’impact pour les patients

  • Les laboratoires continuent la réalisation des tests Covid (PCR, sérologiques) pour répondre à leur mission de santé publique.
  • Les résultats sont transmis dans les délais habituels par le laboratoire, sur internet ou remis en main propre au laboratoire.
  • Le prix des tests ne change pas : le laboratoire prend à son compte le coût des tests pour les patients habituellement pris en charge par la Sécurité Sociale, ce qui représente un effort important pour les laboratoires.
  • Les données de réalisation des tests ne seront plus transmises au gouvernement, via le SIDEP, afin de montrer ce qu’impliquerait concrètement la mise en œuvre des économies massives qui seraient imposées.
  • Le QR code de résultat SIDEP ne sera pas transmis pendant cette période, mais cela n’a pas d’incidence pour les patients et voyageurs :

==> Le résultat de test PCR négatif du laboratoire est valide pour entrer en hospitalisation

==> En cas de besoin d’un arrêt de travail, il est possible de se déclarer sur https://declare.ameli.fr/

==> Le QR code transmis par SIDEP n’est plus demandé pour réaliser un voyage au sein de l’Union européenne

==> Pour les autres pays, en cas de preuve demandée d'un résultat négatif au test COVID-19 avant le départ, le résultat du laboratoire est valable et le QR code SIDEP n’est pas demandé

==> Le Pass sanitaire est suspendu depuis le 1er août 2022

==> Il est possible de calculer la date du rappel vaccinal sur https://monrappelvaccincovid.ameli.fr/, sans avoir besoin du QR code SIDEP


 


 

 

Vers le haut